Tableau de Peter Paul Rubens "Adam et Eve dans le jardin d'Eden"
Pour une femme !!!ce drôle d’oiseau d’homme, renie tout et vend son âme. . .
Et c’est cela, depuis le temps du père Adam. . .
Allez savoir pourquoi ? nous chante le poète Adamo.
Eh ! oui c’est ainsi que commença depuis la nuit des temps, la plus belle histoire du monde. . .
« Un nid pour deux »
Il faut bien se rendre à l’évidence, que le grand fantasme de l’homme traversant les générations, est de vouloir à tous prix imiter les oiseaux.
D’après les archives de l’aviation. . . un certain Léonard (qui d’ailleurs fait toujours parler de lui) s’y est essayé, mais son oiseau de malheur a juste décollé d’un brin d’herbe avant de se briser les ailes. . .
Bien heureusement, la femme la plus célèbre du monde, l’a sauvé d’une bien cuisante humiliation, elle a de son sourire de Joconde rehaussé son blason et ses couleurs de génie.

Reproduction de la machine volante de Léonard de Vinci (Xvè siècle)
Source : Jean Léger

La Joconde
Léonard de Vinci, Entre 1503 et 1506
Huile sur panneau de bois de peuplier /77 × 53 cm - Musée du Louvre Paris
Mais ne nous laissons pas distraire par l’intrépide Léonard et revenons tout de suite à nos oiseaux ? Cette année là, après un hiver assez rude, le printemps avait enfin pointé le bout de son nez et Dame nature qui connaît la chanson de cette saison nouvelle, sait que tout ce qui porte vie se met au diapason pour jouer du cœur à cœur. Et voici qu’un soir à Venise. . .

Une bien jolie bergeronnette soupirait sous ses plumes en attendant son bel oiseau !
A quelques sautillements, elle l’aperçut sur la Place Saint Marc, au milieu des pigeons.

Après quelques battements de cœur et puis d’ailes. . . (d’avion) ce fût le retour au pays. C’est alors que le bel oiseau proposa à Mademoiselle bergeronnette de partager son petit nid douillet. Et un peu plus tard. . .afin de cacher leur bonheur. . . il l’installa au quatrième de son HLM Nantais, juste à hauteur de la cime des grands arbres. Mais de bien curieux voisins s’invitèrent sur leur balcon. Bien sûr !!! le bonheur cela fait toujours envie. Et voilà qu’à leur tour, « Roméo et Juliette » bâtirent leur nid dans la jardinière où poussaient thym et romarin. Sans le moindre complexe des tourtereaux, du matin au soir ça roucoulait, un bisou par ci un autre par là.

Bientôt dans le nid cousu bec, un œuf fût pondu. Mais la météo décida d’un destin bien tragique pour ce futur oiseau. Une violente tempête dû contraindre les propriétaires du balcon a enlever la jardinière. Et sitôt les éléments de la nature calmés la jardinière fût remise et nos amoureux revinrent déposer un nouvel œuf, qui cette fois fût couvé et cajolé par les deux parents, pour la prospérité.
Quelques jours plus tard, Bébé tourterelle avait vu le jour, il fût prénommé Noisillon. Toutes les précautions fût prises pour ne pas déranger la sieste et la becqueté du petit. Les amis en visite voulant faire quelques spirales bleues , se virent interdit de balcon et contraint de descendre les quatre étages pour satisfaire leur envie de nicotine.
C’est ainsi que le Bébé grandit à pas de géant. Et que l’on pu à travers la vitre admirer la fierté de Maman tourterelle.

Puis l’heure du baptême de l’air fût vite d’actualité. Pour les premiers essais la piste d’atterrissage fût improvisé sur le balcon du voisin. Et un jour ce fût le grand envol. Mais notre Noisillon n’étant pas un ingrat, il revient de temps à autre à ses racines de thym et de romarin. Il fait un petit coucou à ses hôtes et repart vers ses nouveaux horizons. Qui sait ? peut-être l’année prochaine. . . il viendra a son tour avec sa Noisillonne, bâtir dans la même jardinière « Un nid pour deux »

« Le monde est bien joli vu de la haut !
Paroles de Noisillon
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